Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

By on 25 novembre 2021

En cette journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les Jeunes MR ont décidé de mettre l’accent sur une notion simple, qui a pourtant l’air si compliquée pour certains : le consentement. Ah oui, on sort les grands mots ! Mais concrètement, le consentement c’est quoi ?

L’article 375 du code pénal dispose que « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit et par quelque moyen que ce soit, commis sur une personne qui n’y consent pas, constitue le crime de viol. Il n’y a pas consentement notamment lorsque l’acte a été imposé par violence, contrainte ou ruse, ou a été rendu possible en raison d’une infirmité ou d’une déficience physique ou mentale de la victime ».

On évoque donc bien la notion de consentement, mais sans vraiment expliquer ce que c’est. Heureusement une réforme du code pénal va mettre plusieurs notions, dont le consentement, au cœur de ces réflexions.

Finalement, le consentement tourne autour d’une idée fondamentale : la communication. Il faut écouter ses partenaires, leurs désirs et (surtout) leurs refus, et ce à chaque étape de la relation. Il faut aussi accepter que la personne puisse changer d’avis si elle ne se sent pas à l’aise.

Il semble aussi important de préciser quelques petites choses :

  • Quand une personne est mineure sexuellement, elle ne peut donner son consentement ; si tu as une relation avec elle, c’est un viol.
  • Quand une personne est dans un « état second » (par exemple trop bourrée), elle ne peut donner son consentement ; si tu as une relation avec elle, c’est un viol.
  • Quand une personne dit non et que tu la pousses, la supplies, lui fais du chantage, et qu’elle finit par dire oui, c’est un viol.
  • Si tu penses que parce que tu as déjà eu une relation avec la personne par le passé, tu n’as pas besoin de demander son consentement et que sans demander son avis tu as une relation avec elle, c’est un viol. Oui, même si c’est ton partenaire

Bon ça semble encore trop compliqué ? On va dresser une petite liste de Do et Don’t :

DO DON’T
Demander la permission avant de changer d’activité sexuelle avec des phrases comme « Est-ce que ça va ? »Vérifier qu’il y a un intérêt réciproque avant d’initier tout contact physique.

Faites savoir à votre partenaire que vous pouvez arrêter à tout moment.

Fournir un feedback positif lorsque vous êtes à l’aise avec une activité.

Accepter explicitement certaines activités, soit en disant « oui » ou une autre déclaration affirmative, comme « Je suis prêt à essayer ».

 

 

 

Refuser de reconnaître « non ». NON = NON, pas oui, pas peut-être.Forcer malgré un partenaire désengagé, insensible ou visiblement contrarié

Supposer que porter certains vêtements, flirter ou embrasser soit une invitation à autre chose

Avoir une relation avec une personne n’ayant pas atteint l’âge légal du consentement, tel que défini par l’État, 16 ans en Belgique.

Avoir une relation avec quelqu’un visiblement en incapacité à cause de la drogue ou de l’alcool

Faire pression sur quelqu’un pour qu’il ait une activité sexuelle en utilisant la peur ou l’intimidation

Supposer que vous ayez la permission de vous engager dans un acte sexuel parce que vous l’avez fait dans le passé

 

Attention : les réponses physiologiques telles qu’une érection, une lubrification, une excitation ou un orgasme sont involontaires, ce qui signifie que votre corps peut réagir d’une manière même lorsque vous ne consentez pas à l’activité.

Parfois, les agresseurs utilisent ces réponses physiologiques pour faire taire et/ou minimiser l’expérience d’un survivant en utilisant des phrases telles que « Tu sais que tu as aimé ça ». En aucun cas une réponse physiologique ne signifie un consentement. Si vous avez été agressé ou agressé sexuellement, ce n’est pas votre faute.

Le problème viendra toujours du violeur, c’est LUI le coupable.  

L’éducation est la base de la construction de la société de demain. Les mentalités doivent évoluer et non pas régresser,

Les Jeunes MR proposent un plus grand budget afin de former les policiers au mieux pour recevoir et comprendre les victimes.

Nous voulons également que les démarches administratives des victimes soient facilitées ; créer des centres où des policiers, des juristes médecins et psychologues soient en mesure de répondre à toutes les questions éventuelles de la victime et d’accompagner celle-ci au mieux dans ses démarches, sa reconstruction et son émancipation. Il est impératif de mettre fin à l’impunité d’actes d’une telle cruauté.

Les valeurs d’égalité et de liberté de chacun doivent être inculquées aux enfants dès le plus jeune âge, leur apprendre qu’une femme est sur le même pied d’égalité que l’homme et vice versa.  Aucun être humain n’a le droit sur un autre.

Nous voulons également qu’il y ait une amélioration de l’efficacité et de la qualité des poursuites afin de réduire le taux de classement sans suite et de lutter contre l’impunité.