Jeunes MR

Piccolo Mag Bonus

 

20131024_ludivine

Nos Jeunes MR ont du talent !

Retrouve ici, l’interview complète de Ludivine Papleux, notre Jeunes MR mise en avant au sein de la toute nouvelle rubrique du PiccoloMR “Les Jeunes ont du talent”!

  1. En octobre dernier, tu te présentais pour la première fois sur une liste communale, t’attendais-tu à être élue et à être Echevine dans ta commune ?

Grande surprise ! Je craignais de ne même pas récolter 200 voix. Mon objectif était d’accéder à la place de conseillère communale afin d’acquérir des connaissances petit à petit, dans l’ordre logique des choses. Je désirais relayer les demandes des citoyens et pouvoir répondre à leurs questions et besoins. Jamais je n’aurais pensé devenir directement échevine. Je n’y étais absolument pas préparée. J’avais fait une bonne campagne en me rendant à divers événements et manifestations. J’avais tenté de rédiger un flyer me correspondant, assez imagé et centré sur mes aspirations réelles mais de là à y croire… Le jour des élections, lorsque j’entendais les bruits de couloir quant à mon sort, j’avoue m’être sentie mal à l’aise. Mal à l’aise par rapport aux échevins qui risquaient de perdre leur place et qui ne le méritaient pas et aussi par rapport à ma carrière. Comment allais-je gérer ma situation professionnelle ? Combiner deux boulots ? Tout se bousculait dans ma tête et à l’annonce du verdict, j’ai lutté pour ne pas pleurer devant mes électeurs. Cette nouvelle vie me tétanisait. Après de maintes hésitations et des jours et des jours de réflexion, j’ai accepté mon nouveau rôle car je le devais à mes électeurs qui ont eu confiance en moi et m’ont soutenue. C’est un magnifique cadeau des Brainois, une belle reconnaissance et même un sacré sentiment d’ «affection » à mon égard. Je crois avoir été élue car je suis quelqu’un de simple, proche des gens, à l’écoute et vraie. Jamais je ne changerai de personnalité pour qui ou quoi que ce soit et visiblement cette façon d’être a plu et convaincu.

  1. Après neuf mois, que peux-tu nous dire de ta nouvelle fonction ? 

Après des études de psychologie, de criminologie et en sciences de la famille et de la sexualité, il est évident que mes attributions politiques représentent un véritable challenge. Je prends mes marques mais le stress est quotidien. Il faut tout apprendre sur le tas. Nous ne sommes pas formés à exercer un tel rôle et user de telles responsabilités.

Je suis engagée mais trop désireuse de satisfaire tout le monde. C’est à la fois un défaut et une qualité. J’avais au départ établi une liste des projets que je comptais mettre en place en un an. Il a fallu me freiner dans mon élan car ce n’était ni possible au niveau des moyens techniques et humains, ni physiquement, ni budgétairement.

La mise sur le devant de la scène me gêne. Je peux être exubérante dans ma vie privée mais je suis plutôt discrète au niveau professionnel. C’est à peine si je ne m’excuse pas constamment d’être là ;-). Je manque encore de confiance en moi même si je m’améliore.

Mais, quoi qu’il arrive dans le futur, que je me représente aux prochaines élections ou pas, à la fois enthousiaste et en introspection constante, cette législature m’apprendra autant au niveau professionnel qu’au niveau humain. Proche des gens et sans aucune ambition politique, je suis disposée à répondre aux besoins et attentes des Brainois durant ces 5 années restantes et ce, dans une atmosphère de « démocratie participative ».

  1. Est-il facile d’être une jeune Echevine dans ta commune ? Rencontres-tu des difficultés dans l’exercice de ta fonction et, si oui, comment y fais-tu face au quotidien ?

La difficulté est peut-être de ne pas toujours paraître crédible en raison de mon jeune âge et de mon manque de pratique politique. Parfois, il m’arrive de me sentir écrasée lorsque je m’exprime. Heureusement, je fais preuve de ténacité.

Aussi, je ne dispose pas de personnel excepté au niveau de mon attribution « environnement ». Les idées affluent mais la mise en œuvre peut s’avérer problématique lorsque l’on est seul. Mes soirées et une partie de mes week-ends sont consacrées au travail.

Il faut aussi noter que pour une première élection, je suis projetée dans un contexte de crise économique se ressentant assez fort au niveau des communes même si Braine-le-Comte n’est pas une des villes les plus souffrantes. De ce fait, des choix pertinents au niveau de la réalisation de projets s’imposent.

A part ça, je touche du bois, que ce soit dans mon parti ou dans les autres, je me sens à l’aise avec les gens et j’ai de bons retours quant à mon travail. Et puis, j’ai l’avantage de ne pas avoir l’âme d’une politicienne… Enfin, pour moi c’est un avantage. Je ne perçois pas les membres d’autres partis comme des opposants. Pour moi, nous sommes tous des citoyens et je ne vis absolument pas dans l’optique de la concurrence. Ne sommes-nous pas tous au service de la même cause : aider la population ?

  1. Quels sont les projets que tu souhaites mener d’ici la fin de l’année ? Et pour 2014 ? As-tu déjà un but, un projet, auquel tu aimerais arriver pour la fin de ton mandat ?

Braine-le-Comte a été une ville endormie. Aujourd’hui, elle est en pleine expansion et elle bouge. Je veux encourager chacun à suggérer des idées, à agir de manière créative pour améliorer son cadre de vie. Ce faisant, cela renforcerait notre attachement commun à notre ville et ouvrirait nos réflexions sur la société dans une optique de changement. Motivée à l’idée de parvenir à un « Vivre Ensemble » dans un sentiment de sécurité, je souhaite trouver des solutions durables et rassurantes aux problèmes ainsi que donner un ancrage fort aux projets du territoire.

Il n’y a pas encore un projet particulier que je souhaite mettre en place avant la fin de mon mandat.

Quelques projets :

1) Environnement

Braine-le-Comte s’inscrivant dans le PCDN, l’Agenda 21 et le Plan Maya, nos actions visent la conservation de la biodiversité et la protection des espèces animales et végétales.

Parmi les actions à venir : concours d’hôtels à insectes et de nichoirs pour les enfants et pour les résidents des maisons de repos ; lutte contre les plantes invasives ; « Petits Déjeuners du Planois » ; la réhabilitation de la réserve naturelle le « Clos du Vertbois » ;…

Nous continuons à lutter contre la prolifération de déchets et de déjections canines. Les agents constatateurs et le Service Jeunesse ont rendu un appel à projet « àlapoubelle.be » afin d’obtenir des subsides destinés à réaliser des aménagements urbains, des actions de sensibilisation et d’éducation. Nous avons été sélectionnés ! En utilisant moins de sacs poubelles, les citoyens seront moins touchés par le décret « coût-vérité des déchets ».

Des espaces verts seront encouragés dans les nouveaux lotissements (site des ABT, la Ferme de la Tour, anciennes usines Catala).

2) Energie

Nous avons notamment proposé la visite d’une maison passive ainsi qu’une activité avec « WWF » qui a abordé des actions concrètes visant à économiser de l’énergie. Une autre action relative au parallèle entre la biodiversité et les besoins énergétiques en Afrique et chez nous sera proposée le 28.10.2013.

Nous nous attelons aux aménagements (chaudière, isolation, lampes,…) au niveau des bâtiments énergivores dans la mesure de nos possibilités financières.

Aussi, nous soutenons les riverains qui s’opposent à l’octroi d’un permis éolien au Scaubecq. Nous jugeons cet endroit trop rural et peu propice à ce genre d’installations. Nous ne sommes pas contre les éoliennes mais pas n’importe où !

Nous comptons réaliser le Salon des Energies en 2014.

3) Agriculture 

Avec l’ADL, nous travaillons actuellement sur le « circuit court ». L’agriculteur se verra reconnu socialement dans sa fonction première qui est une fonction nourricière et se donnera la possibilité de créer de la valeur ajoutée à sa production. Une rencontre avec la Président du MR, Charles Michel et avec la Ministre de l’Agriculture, Sabine Laruelle sera proposée le 03.10.2013 à Braine-le-Comte en vue d’évoquer le circuit court.

Avec la Commission Agriculture et Développement rural, nous sommes en train d’élaborer une « charte de bon voisinage » destinée à améliorer les relations entre agriculteurs et citadins.

En partenariat avec le Service Travaux, nous veillons à encourager les aménagements destinés à lutter contre les inondations, les coulées de boues et l’érosion des sols.

Nous cherchons des solutions pour la reprise des pneus et des bâches agricoles. Un accord avec l’IBW pourrait prochainement voir le jour.

Nous souhaiterions à l’avenir construire une centrale de biométhanisation sur le territoire brainois. Ce projet nécessitera une étude de pertinence et de faisabilité.

4) PCDR (Plan Communal de Développement Rural)

Le PCDR vise à mettre en place des actions de développement, des aménagements, des réaménagements en milieu rural dans le but de dynamiser nos villages. Nous tendrons à améliorer les conditions de vie dans les villages à tous les points de vue (social, culturel, économique, environnemental,…).

Fille d’agriculteurs ayant baigné dans un milieu solidaire, je suis soucieuse du bien-être et de l’épanouissement de tous. Je désire à présent mettre à profit mes compétences professionnelles et comportementales afin de contribuer au développement durable de nos villages… de notre Ville.

5) Quartiers

Je suis à la disposition des Comités de Quartier afin de les accompagner dans la mise en œuvre de leurs activités (Fête des Voisins, Chasse aux Oeufs, Halloween,…) en vue d’animer le Centre de Braine-le-Comte et ses villages. Des thématiques comme le bénévolat, l’entraide de voisinage, le lien intergénérationnel retiennent toute mon attention.

6) La santé 

La Ville s’est engagée dans le programme « Viasano » qui a comme objectifs de promouvoir une alimentation saine et équilibrée et une activité physique régulière (vente de brochettes de fruits lors de « Faites du Sport », actions dans les écoles sur les fruits et légumes, visite d’une production de fraises et d’un verger, création d’un livre de recettes, de marelles,…).

Le 11.10.2013, nous proposerons l’illumination d’un bâtiment en rose dans le cadre de la Journée Internationale de la Fille afin de nous mobiliser pour la campagne « Toutes à l’Ecole ».

Nous poursuivons l’ « Action Sida » et des conférences sont proposées à propos de thèmes variés comme le burn out, l’accompagnement du patient en fin de vie,…

Je compte étudier la possibilité de favoriser la « marche » notamment auprès des personnes âgées. Elle renforce le lien social, engendre moins de pollution et peut susciter une réflexion sur les plans locaux de mobilité ou de renouvellement urbain.

7) Egalité des chances

Sensibilisée au bien-être et au respect de la dignité humaine pour tous, je tiens à ce que les personnes souffrant d’un handicap puissent aussi participer de manière active à la vie locale et vivre dans un environnement de qualité. D’ailleurs, nous avons signé la « Charte Communale de l’Intégration de la Personne Handicapée » (AWIPH) qui constituera une base de travail (intégration scolaire, emploi, logement, accessibilité,…). Un employé communal va d’ailleurs suivre une formation relative à l’accessibilité des documents administratifs pour tous.

Nous aborderons des thématiques comme l’égalité homme-femme, les violences conjugales, l’alphabétisation, l’homophobie, la médiation, les chiens d’assistance,…

Je considère que l’égalité des chances peut également concerner les animaux. Je tenterai de mener des actions au nom de nos petites boules de poils contraintes de souffrir en silence.

  1. Quels conseils donnerais-tu à d’autres jeunes qui souhaiteraient s’investir en politique, dans l’associatif ou encore dans l’entreprenariat ?

Avant de s’engager, je dirais qu’il faut être passionné par ce monde critique qu’est la politique. Il faut à la fois être conservateur et prôner le changement. Le fait que je sois une optimiste tournée vers le futur tout en étant attachée aux traditions constitue un atout.

Je pense personnellement qu’il s’agit avant tout d’une vocation ! Un mental d’acier pour supporter les bassesses est nécessaire mais à côté de cela, de belles amitiés peuvent se créer comme dans mon cas.

La cadre familial et amical est important car il faut se sentir soutenu et avoir des repères face aux difficultés.

L’empathie est une qualité non négligeable. Pour ma part, je ne fais aucune différence de niveau social. Je donne le meilleur de moi-même avec chaque citoyen car nous sommes tous des êtres humains égaux ayant des droits et des devoirs. Au début je pensais que ma formation en psychologie serait contraire à l’exercice d’une fonction politique mais finalement ces deux aspects vont de pair. Mon objectif est d’allier l’efficacité et le sens du social.

Infos sur mon parcours :

Auparavant, j’occupais la fonction de chef de service, responsable de la « cohésion sociale », à Charleroi. J’ai, par ailleurs, effectué différents stages notamment auprès de patients souffrant d’assuétudes, de dépression, des enfants en décrochage scolaire, des auteurs d’infractions à caractère sexuel et réalisé deux mémoires relatifs au milieu pénitentiaire et un troisième sur le crime passionnel. Je pense que mon parcours m’a façonnée comme quelqu’un d’objectif, d’entreprenant et à l’écoute de l’« Autre ».

Les JMR :

Je suis active au sein des Jeunes du MR. Les objectifs de ce mouvement consistent en la prévention et la sensibilisation des jeunes et des moins jeunes à l’importance d’avoir une opinion politique dans notre système et au fait que chacun individuellement est amené à faire des choix pour participer à l’évolution de la société et renforcer sa liberté. Nous mettons en place des activités amicales et sociales : distribution d’éthylotests au Marché de Noël, chasse aux oeufs, char JMR pour le Carnaval,… Nous nous attachons à créer des activités et des projets pour rendre notre ville toujours plus dynamique.