Historique

DES JEUNES GARDES AUX JEUNES MR : 140 ANS DE JEUNESSES LIBÉRALES !

Les Jeunesses Libérales ont déjà une longue et glorieuse histoire derrière elles. Tu en trouveras un bref aperçu ici !

Des Jeunes Gardes aux Jeunesses Libérales

Si le Parti Libéral naît officiellement le 14 juin 1846 à l’Hôtel de Ville de Bruxelles, il faut attendre le milieu des années 1870 pour voir apparaître les premières associations de Jeunes Gardes Libérales.

Dès leur naissance, les Jeunes Gardes se définissent comme un mouvement politique où les jeunes hommes — les femmes, ce sera pour plus tard…— se rencontraient de manière conviviale. Dans les communes, ils organisaient ainsi des conférences et des fêtes, animaient de feuilles de propagande et constituaient une aide précieuse au moment des élections : collage d’affiches, transport des électeurs libéraux au scrutin et on en passe… Sans oublier leurs nombreuses actions caritatives qui s’amplifièrent tout au long de la première moitié du 20ème siècle.

Il faudra attendre le 7 octobre 1904 pour voir se constituer à Anvers la Fédération Nationale des Jeunes Gardes Libérales de Belgique — dont les Jeunes MR, les Jong VLD et les JFF sont aujourd’hui les dignes successeurs. La Fédération prit immédiatement une importance énorme : non seulement les Jeunes Gardes animaient les congrès du Parti Libéral mais elles lui apportaient aussi des idées totalement neuves (instauration du suffrage universel, nécessité d’une législation sociale,…).

Groupement puissant, la Fédération revendiquait en 1932 le nombre impressionnant de 22.000 affiliés, répartis en près de 200 groupes locaux. Et oui, ça fait rêver ! C’est aussi à ce moment-là que la Fédération modifia son appellation, préférant adopter l’expression de Jeunesses Libérales qu’elle conserva jusqu’en 1961. Année durant laquelle le Parti Libéral change de nom et devient le Parti de la Liberté et du Progrès (PLP).

Des JLP à la scission de la Fédération nationale

Et c’est ainsi que les Jeunesses Libérales devinrent les JLP. Pour la petite histoire, les jeunes libéraux germanophones — les JFF — conservent aujourd’hui encore l’appellation d’origine… Au cours de cette décennie et sous l’impulsion d’Herman De Croo, les JLP influenceront largement les programmes du PLP. De la sorte, il obtiendra notamment un tiers de tous les postes des comités régionaux et communaux PLP pour les jeunes de moins de 35 ans.

En 1966, les JLP rassemblent plus de 19.000 adhérents mais déjà les tiraillements communautaires entre Flamands, Wallons et Bruxellois se font ressentir… Et si Charles Petitjean pouvait s’enorgueillir d’être le président national du plus grand mouvement de jeunesse politique de Belgique et du seul mouvement national et indépendant d’un parti, il n’en reste pas moins que la fédération nationale des JLP se scindera quelques années plus tard.

Dans cette optique, une réforme des statuts fut adoptée en avril 1971 lors du Congrès extraordinaire de Gand qui limite le rôle du Bureau national aux relations internationales et donne pleine autonomie aux Bureaux francophone des JLP et néerlandophone des PVV Jongeren. Parmi les premières mesures défendues par le Bureau francophone, on trouve la création d’un Ministère de la Jeunesse et d’une véritable politique socioculturelle en faveur des jeunes. Par ailleurs, les JLP revendiquent le prolongement de l’autorisation de publicité pour les moyens contraceptifs disponibles, la légalisation de l’avortement sous contrôle médical sérieux et l’établissement d’un cours d’éducation sexuelle dispensé à l’école. Et oui, déjà !

Mais pour compliquer le tout, ce sont les jeunes libéraux bruxellois qui quitteront la fédération nationale des JLP au début de l’année 1973 : le comité régional JLP bruxellois décide alors de s’instaurer en fédération autonome des Jeunesses Libérales de la Région bruxelloise (JLRB) suite aux soubresauts et aux divisions des libéraux francophones… Il faudra attendre 1975 pour voir le retour des Bruxellois dans les instances des JLP-JL.

Vers une plus grande implication des jeunes libéraux dans le monde politique

Durant les années 1970, les jeunes libéraux s’engageront davantage sur le terrain. Des sujets aussi différents que les problèmes éthiques, la réforme de l’entreprise, la politique familiale, l’emploi des jeunes, les problèmes européens, la RTB(F) ou encore la démocratie au sein du parti libéral feront l’objet d’études, d’animations et d’actions. Ils changeront une nouvelle fois de nom suite à la fondation du PRLW en 1977 pour devenir les Jeunesses pour les Réformes et la Liberté de Wallonie-Jeunesses Libérales de la Région bruxelloise (JRLW-JLRB).

A cette époque, les organisations de jeunesse de certains partis commencent à être écoutées et prises en considération par le monde politique et les médias. Ce sera le cas de Marc Cools, à la tête des JRL en 1982, qui amènera un dynamisme tout nouveau au mouvement. Dans leur nouveau programmeAgir aujourd’hui pour construire demain, les jeunes libéraux visent ainsi à faire du mouvement un laboratoire d’idées, un aiguillon du PRL et à corriger l’image du libéralisme auprès des jeunes, dans le but de récupérer les déçus du socialisme.

En 1988, les JRL constituent le premier mouvement de jeunesse politique de la Communauté française, avec plus de 10.000 membres répartis dans plus de 150 sections locales. C’est ce qui explique notamment la forte présence de candidats JRL sur les listes des élections communales qui se profilent la même année.

Durant les années 90, sous la présidence de Frédéric Janssens, les JRL furent très présents dans le débat sur l’avenir du service militaire. Les jeunes libéraux furent d’ailleurs les premiers à défendre une position claire en faveur de la fin du service militaire. Pendant la présidence de Denis Mathen, ils se dotent d’une image militante très marquée en animant congrès et meetings du PRL. Jean Gol n’avait-il pas rappelé que l’action des JRL devait tourner autour de trois axes : formation, militantisme et engagement polémique. C’est dans cette ligne que les JRL continueront dans l’avenir à inscrire leurs actions. En 1997-1998, ils déposeront ainsi plus de 100 amendements — dont plus de la moitié sera retenue par le PRL sur des thèmes comme la prévention du suicide chez les jeunes, le contrat de vie commune, la réforme du droit de la famille ou encore la politique culturelle.

Alors que les libéraux signent leur retour dans les différents gouvernements arc-en-ciel formés en juillet 1999, c’est une centaine de membres qui se mobilisèrent pour élire le nouveau président des JRL, Pierre Pinte. Pour la petite histoire, c’est la première fois qu’un président des jeunesses libérales fut élu au suffrage universel de ses membres… Et oui, ça peut surprendre !

Des JunioR aux Jeunes MR

Lors du changement de nom de la Fédération PRL-FDF-MCC en Mouvement Réformateur, les JRL deviennent en 2002 les JunioR et ratifient dans la foulée leur premier manifeste intitulé Les jeunes réformes. Divisé en cinq parties — les enjeux de la société, l’environnement, la solidarité, l’économie et laréforme de l’État, le manifeste reprend les grands principes de nos réflexions, de nos positions et de nos actions politiques. Et pour l’anecdote, notre slogan « N’attends pas qu’on te donne la parole… Prends-la !  »  date de cette époque.

Fin 2004, c’est le Liégeois Fabrice Drèze qui prend la tête des JunioR. L’année 2006, avec le changement de nom et de logo en Jeunes MR, fut une étape particulièrement importante de son mandat. Durant sa présidence, il insuffle une nouvelle dynamique au mouvement et lance de nombreuses actions telles que la campagne de sensibilisation laMouRavectoi et la plate-forme ApprentisCitoyens.

Il laisse ensuite la place en juillet 2007 à notre cher président Gautier Calomne qui continue lui aussi à innover et à dynamiser au travers d’activités comme la soirée US Elections Day, la Politic Academy et bien d’autres encore. C’est aussi sous sa présidence que les Jeunes MR redeviennent un véritable noyau de réflexion au sein du Mouvement Réformateur.Ils adoptent ainsi un nouveau manifeste, iDées 2.0, en mars 2009 et jouent un rôle important dans le repositionnement du MR lors du Printemps des Réformes. Il suffit de relire tous nos anciens PiccoloMR pour t’en faire une idée…

Comme tu peux le constater et près de 140 ans après la naissance des premières sections de Jeunes Gardes libérales, les Jeunes MR sont toujours aussi présents sur l’échiquier des mouvements de jeunesse politiques et ne comptent pas s’en défaire. Aujourd’hui, les Jeunes MR rassemblent près de 9.000 membres répartis à travers toute la Communauté française…

 

Si tu souhaites en apprendre encore un peu plus sur l’histoire des Jeunesses Libérales belges, télécharge notre historique détaillé en cliquant ici