Brève | Grève des TEC: la libéralisation, seule alternative pour un service de qualité?

Publié le 29 novembre 2013


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Le patron des TEC lui-même s’interroge. « Je me demande si la répétition des mouvements ne doit pas nous amener à nous demander si d’autres acteurs ne seraient pas à même de proposer un service plus fiable « , déclarait-il ce matin dans la presse. Car aujourd’hui, une fois encore, de nombreux bus ne circuleront pas, notamment dans les régions de Liège, d’Eupen et de Charleroi. Les syndicats entament un nouveau mouvement de grève sauvage, laissant sur le carreau des milliers d’usagers pris au dépourvu.

Et il ne s’agit pas là d’un coup d’essai. Sur bases des chiffres de la TEC, l’Echo révèle ce vendredi qu’entre 2005 et 2013, on dénombre 162 jours de grève dont 71% étaient des grèves sauvages. En ne respectant pas les procédures mises en place, les syndicats nuisent à l’amélioration du dialogue social. Malheureusement, ce sont de nouveau les usagers qui trinquent. Impossible de prévoir une alternative pour aller travailler, se rendre à l’école ou simplement se déplacer. Les abonnés paient pour un service qui n’est pas au rendez-vous.

Face à ce constat, les Jeunes MR ne peuvent que plaider pour des mesures qui permettraient d’endiguer ce phénomène bien trop fréquent. Les usagers ont aussi le droit à la parole; ils ont le droit à un service de qualité, fiable et efficace. Combien de fois encore cette situation devra-t-elle se reproduire pour que les autorités compétentes réagissent?

Les Jeunes MR réclament un service minimum en cas de grève dans les transports en commun. Mais bien au-delà, nous souhaitons ouvrir le débat sur la privatisation des TEC et envisager d’étendre progressivement cette privatisation comme c’est déjà le cas dans la région namuroise où l’efficacité du service est indéniable.