
Que l’on soit belge ou touriste de passage dans notre pays, payer son ticket de métro, de bus ou de train semble logique pour tout le monde. Il doit à l’avenir en aller de même pour la route. Actuellement, seul le contribuable belge, à travers la taxe de circulation, participe au financement de notre réseau autoroutier, un des plus denses d’Europe.
La Belgique est réputée pour être le carrefour de l’Europe, ce qui implique qu’une grande partie du trafic sur nos autoroutes est un trafic de transit. Partant de ce constat, le Ministre des Finances, Didier Reynders, se dit favorable à l’instauration d’une taxe autoroutière à l’instar de ce qui est d’application dans les pays limitrophes, les modalités restant à préciser.
Pour les Jeunes MR, qui soutiennent vivement cette idée, que ce soit une vignette, des péages ou un autre système n’a que peu d’importance. Ce qui importe, c’est que tous les utilisateurs du réseau autoroutier participent à son entretien étant donné qu’ils participent également à sa dégradation. Comme le précise Gautier Calomne, Président des Jeunes MR : « Nous sommes, nous aussi, favorables à ce système. Pourquoi les contribuables belges, dans leur ensemble, doivent-ils financer le transit autoroutier des camions venus d’Allemagne, par exemple, et qui détériorent nos routes chaque année ? Ce n’est ni juste ni équitable ! »
Mais les Jeunes MR veulent aller plus loin ! « Les Jeunes MR sont favorables à une privatisation des autoroutes quant à leur gestion et leur rénovation. Quand on voit l’état déplorable des routes en Wallonie et surtout l’incapacité du gouvernement wallon à y remédier, il faut prendre ses responsabilités et oser lancer l’idée d’une privatisation de ces autoroutes. Car il ne faut pas oublier que la sécurité des usagers est aujourd’hui en jeu et les risques d’accidents de plus en plus nombreux » poursuit Gautier Calomne. Les différents ministres en charge de l’équipement et des transports étant incapables de proposer des autoroutes dignes de ce nom et à la hauteur de la taxe payée par l’automobiliste belge, la privatisation est une option à envisager afin d’alléger le budget, d’offrir un service de qualité pour les utilisateurs du réseau et d’augmenter la sécurité routière, qui est la priorité.